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CRITICA MASONICA

CRITICA MASONICA

Etude Critique et Académique du fait maçonnique, reflets de la revue. Envisage la Franc-Maçonnerie comme un univers culturel dont l’étude nécessite d’employer les outils des sciences humaines, de procéder à une nette séparation du réel et du légendaire et de procéder à la prise en compte de ce légendaire comme un fait social et historique.


Renaissance traditionnelle : les croyants au travail

Publié par Rédac' sur 28 Mars 2015, 08:53am

Catégories : #Résumés

Renaissance traditionnelle : les croyants au travail

Jean-Pierre Bacot

Dirigée par Roger Dachez, Pierre Mollier en étant le rédacteur en chef, la revue Renaissance traditionnelle a été fondée en 1970 par René Désaguliers (René Guilly). Ce dernier l’a animée jusqu’à sa disparition en 1992. Indépendant de toute attache obédientielle, ce trimestriel s’est donné pour objectif de publier des articles de recherche et des documents permettant de mieux connaître les origines de la tradition maçonnique, dans une optique spiritualiste et avec une rigueur qui se confirme de numéro en numéro.

Le 173-174 commence par le sixième épisode de la série que Jérôme Rousse-Lacordaire consacre à « Dieu au travail », à travers ici la figure du pêcheur, avec symbolisme du poisson, référence au baptême et tout ce qu’il faut pour que l’on n’oublie pas qu’un maçon traditionaliste se doit d’être chrétien avec de solides bases vétérotestamentaires. Suit un article de Gaël Meignez sur « Naymus, le paladin architecte venu de Grèce avec les reliques de la Croix », avant qu’on en vienne à la maçonnerie autour de quatre voyages dans la maçonnerie à orientation chrétienne. Jacques Léchelle et Dominique Sappia décortiquent un armorial récemment découvert des Chevaliers bienfaisants de la Cité sainte (CBCS), dernier échelon du Régime écossais rectifié (RER) de Marseille au début du XIXe siècle. Christophe de Brouwer traite des 250 ans du Rite primitif dit de Namur qu’il avait déjà étudié dans un précédent article, se consacrant ici à une analyse des rituels. Guillaume Bétemps offre une nouvelle lecture du personnage de Joseph de Maistre franc-maçon. Enfin, Steeve Fayadas, sous le titre In Cruce Sub Sphera Venit Sapientia Vera présente des documents fondateurs de l’Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix de Stanislas de Guaita (1861-1897) qui écrivait en 1891 : « le monde intellectuel est en plein désarroi. Le triomphe de la pire épidémie-l’agnosticisme- se laisse augurer par trois symptômes alarmants entre tous : le délire de l’irrespect, la monomanie du relatif et la fièvre de l’individualisme ».

Quant à la dernière livraison de Renaissance traditionnelle, le n° 175, elle est davantage en accord avec ce que présente généralement la revue, le numéro étant presque entièrement consacré à un long article de Paul Paolini sur « Quatre grades et cinq mots, voyage dans la première franc-maçonnerie ». L’auteur précise dans le détail comment ce que l’on croit parfois, à grand tort, relever d’une tradition quasi révélée s’est en réalité construit de manière hésitante, dans un aller-retour entre les îles britanniques et la France. Tout maçon un tant soit peu curieux tirera bénéfice d’une telle lecture qui renverra nos lecteurs à notre préoccupation sur « l’âge des symboles ».

Pour prolonger :

- Renaissance traditionnelle, numéro simple 15 euros/ double 30 euros/ abonnement annuel 45 euros/ soutien 60 euros/ outre-mer et étranger 70 euros/ adresse : BP 161, 92 113 Clichy Cedex.

- Le numéro 7 de Critica Masonica proposera une recension augmentée de ces derniers numéros et du n°176.

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