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CRITICA MASONICA

CRITICA MASONICA

Etude Critique et Académique du fait maçonnique, reflets de la revue. Envisage la Franc-Maçonnerie comme un univers culturel dont l’étude nécessite d’employer les outils des sciences humaines, de procéder à une nette séparation du réel et du légendaire et de procéder à la prise en compte de ce légendaire comme un fait social et historique.


Les Planches de banquet d’ordre du Dr Jonathan Wilson (3) : La Vérité sur la Glorification du Travail par les Charlots

Publié par Rédac' sur 24 Juin 2015, 06:31am

Catégories : #articles

Les Planches de banquet d’ordre du Dr Jonathan Wilson (3) : La Vérité sur la Glorification du Travail par les Charlots

Certaines sœurs ou certains frères nous ont fait part de leur difficulté à préparer leur planche pour le banquet d’ordre. C’est pourquoi nous avons demandé au Dr Jonathan Wilson, professeur d'éso-maçonnisme à l’Institut Libre des Sciences du Comportement (ILSC) de Roy-Le-Palais, de nous livrer quelques uns de ses travaux qui sont autant de révélations pour désiler notre regard et découvrir le vrai sens du véritable dessous des cartes.

***

Dr Jonathan Wilson

En 1971, Gérard Rinaldi et Luis Rego écrivent et composent Merci patron. Cette chanson semble, au premier abord, une véritable glorification du travail à la mode maçonne puisque le labeur mène tout droit au cri du cœur : « On est heureux comme des fous ». De plus « Les Charlots » -qui est le nom du groupe auquel appartiennent les auteurs- avaient fait, au milieu des années 1960, la première partie des « Rolling Stones » alors en tournée en France, or, pour « rouler », la pierre doit bien être dégrossie, sinon elle accroche.

Les paroles de la chanson, elles-mêmes, recèlent des allusions claires à ce qui caractérise les sœurs et les frères : la transmission. Ainsi, le final promet au patron : « Ce que vous avez fait pour nous/ Nous le referons pour vous ».

Enfin, la filiation rituelle s’affiche plus écossaise que française, plus déiste que laïque puisque les paroles reprennent l’engagement divin : « Merci patron merci patron/ Ce que vous faites ici-bas/ Un jour Dieu vous le rendra ».

Le doute n’est plus permis.

Pourtant. Oui, pourtant, il ne faut jamais se fier à sa première impression, car ces signes sont trompeurs. Plusieurs indices permettent ainsi d’écarter la piste maçonne de Merci patron.

Le premier est le temps de travail mentionné dans la chanson. Il y est dit « L´idée de faire nos huit heures/ Nous remplit tous de bonheur ». Il manque donc quatre heures pour atteindre le midi-minuit maçonnique. En outre, deuxième indice, le refrain répète à l’envie : « Merci patron merci patron/ Quel plaisir de travailler pour vous ». Mais c’est bien connu, c’est parce qu’il travaille d’abord sur lui qu’un maçon peut mettre, ensuite, ses progrès au service des autres, ce qui implique d’adopter un statut entre profession libérale et salarié mais certainement pas uniquement salarié. Pire -et c’est le troisième indice- si « Les Charlots » étaient bien 5 de 1966 à 1971, ils ne sont plus que 4 jusqu’en 1976, puis 3 jusqu’en 1997 pour finir à 2 avec des apparitions à ellipses dans les années 2000. Non seulement la décroissance de ces chiffres s’écarte définitivement de la progression ascendante maçonnique, mais encore la présence de chiffres pairs est bien l’ultime impair commis par ces « Charlots »... comme, décidément, leur nom l’indique.

L’affaire est entendue.

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