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CRITICA MASONICA

CRITICA MASONICA

Etude Critique et Académique du fait maçonnique, reflets de la revue. Envisage la Franc-Maçonnerie comme un univers culturel dont l’étude nécessite d’employer les outils des sciences humaines, de procéder à une nette séparation du réel et du légendaire et de procéder à la prise en compte de ce légendaire comme un fait social et historique.


Sur "Les Francs-maçons sous l’Occupation. Entre résistance et collaboration" d’Emmanuel Pierrat, Albin Michel, 2016

Publié par Rédac' sur 22 Avril 2016, 17:11pm

Catégories : #livres

Sur "Les Francs-maçons sous l’Occupation. Entre résistance et collaboration" d’Emmanuel Pierrat, Albin Michel, 2016

Julien Vercel

Pour apprécier pleinement l’ouvrage d’Emmanuel Pierrat, il faut prendre le temps de bien lire le prologue (« Un avant-goût de sang ») qui explique sa démarche. L’auteur se revendique d’abord vulgarisateur et reconnaît qu’il n’a pas fait un livre d’histoire (d’où quelques répétitions notamment sur la législation antimaçonnique ou une citation de Philippe Pétain, pages 35 et 64). Mais l’essentiel n’est pas là, dans un style alerte et vivant, il nous emmène dans l’obsession antimaçonnique vichyste et allemande.

Côté Vichy, il rappelle que les mesures antimaçonniques ont précédé les mesures anti-juives avec, notamment, la loi du 13 août 1940 interdisant les « sociétés secrètes ». Côté allemand, Emmanuel Pierrat note avec exhaustivité que pas moins de 7 services étaient chargés de la lutte contre ces « sociétés secrètes » en France ! En fait, les Allemands comme les collabos recherchaient méthodiquement des preuves du « complot judéo-maçonnique », sans oublier d’autres motivations tout aussi délirantes : trouver, dans les loges, la formule secrète pour accéder à la pierre philosophale ou, tirer de son initiation, comme l’espérait Jean Marquès-Rivière, des pouvoirs magiques lui permettant de contrôler l’ordre de l’univers ! Quelles qu'aient été les motivations de l’occupant et de ses serviteurs, les persécutions furent bien réelles : si le Grand orient comptait 30 000 membres en 1930, il n’en dénombrait plus que 7 000 à la Libération. Les deux-tiers des maçons avaient disparu !

Dans sa galerie de portraits, Emmanuel Pierrat cite beaucoup de héros, maçons et résistants : Pierre Brossolette, fédérateur des mouvements de la Résistance, arrêté, torturé et mort en se jetant d’une fenêtre ; Jean Zay, ministre du Front populaire, fondateur d’une politique culturelle, éducative et populaire, abattu par les miliciens en 1944 ; Paul Ramadier qui refusa de voter les pleins-pouvoirs à Philippe Pétain (il se trouvait une vingtaine de maçons parmi les parlementaires n’ayant pas voté les pleins pouvoirs à Philippe Pétain) ; Violette Quesnot est la seule femme citée, elle fut membre d’un réseau maçon fondé par Alfred Kirchmeyer. Le chapitre consacré à Paul Hanson est passionnant. Ce juge de paix arrêté en 1942 a créé la seule loge (« Liberté chérie ») connue dans un camp, celui d’Esterwegen !

Mais ceux qui suscitent le plus de questions sont les maçons « ambigus » ou carrément « crapules » : Jean Mamy alias Paul Riche, réalisateur de Forces occultes en 1943, c’est-à-dire du seul film antimaçonnique au monde, il sera le dernier fusillé de l’épuration le 29 mars1949 ; Jean Marquès-Rivière, initié à l’ésotérisme par René Guénon, rédacteur, en 1940, du catalogue de l’exposition « La Franc-maçonnerie dévoilée » au Petit Palais (1 million de visiteurs en France, elle précède l’exposition « Le Juif et la France » de 1941) et scénariste de Forces occultes. Pour tout ceux-là, Emmanuel Pierrat livre son propre questionnement, sans y répondre : comment peut-on être ou avoir été maçon, imprégné des valeurs des Lumières et de l’humanisme, et sombrer dans la collaboration ?

Peut-être faut-il revenir au prologue de l’ouvrage pour comprendre la terrible leçon de la période de l’Occupation. Dans ce prologue, l’auteur livre aux lecteurs non avertis une présentation générale de ce qu’est la franc-maçonnerie. Ce qu’il en dit peut tout à fait s’appliquer à la période de la guerre : « La franc-maçonnerie, au même titre que de nombreux autres corps intermédiaires, fait partie de son temps, de sa société ». Cruelle leçon de constater que les maçons firent bien partie de leur temps, de leur société et, comme la France de cette époque, ils se retrouvèrent donc... dans les deux camps. Mais, si les maçons, dans l’épreuve, se comportent comme tout le monde, alors, à quoi sert la maçonnerie ? Les figures de la Résistance maçonnique célébrées par Emmanuel Pierrat, comme la réalité des persécutions, nous invitent à apprécier la différence.

À suivre : un article augmenté paraîtra dans le prochain numéro de Critica Masonica.

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Rédac' 29/04/2016 07:24

L'adresse de la rédaction: critica.masonica@gmail.com
Fraternellement

lazare-lag 27/04/2016 22:05

Bonsoir,
Pour adresser à Julien Vercel la planche proposée par courriel du 23/04, et sachant que je vais préalablement la scanner avant cet envoi qui lui est destiné, quelle adresse de destinataire me suggérez-vous pour ce faire?

JP Bacot 24/04/2016 21:44

Merci à tous les deux pour ces compléments d'information

Julien Vercel 17/05/2016 22:50

Planche bien reçue (je ne l'ai récupérée qu'aujourd'hui), un grand merci pour ce travail dans lequel je vais me plonger!
Frat:.

Julien Vercel 24/04/2016 16:34

Merci beaucoup pour ces longs compléments érudits, certains se retrouvent d'ailleurs dans le livre d'Emmanuel Pierrat (mais je n'ai pas tout détaillé pour la forme courte de ce post!), pour les autres, ils viennent utilement compléter la lecture d'un ouvrage qui, comme je l'indique, se veut d'abord vulgarisateur.
Et je suis bien volontiers preneur de la planche précitée.

Fr ancis Delon 23/04/2016 22:32

Mon Cher Jean-Pierre
Pour information,tu trouveras, ci-dessous, l'article que j'avais consacré à la Grande Loge Nationale Indépendante et Régulière et la guerre 1939-1945 dans le Livre du Centenaire de la GLNF (2013, republié chez Dervy l'an dernier) à partir d'archives qui n'avaient fait jusqu'à ce jour l'objet d'aucune exploitation scientifique/.
AF
Francis
Depuis le décret-loi du 12 avril 1939, les associations étrangères ainsi que les associations françaises composées d’étrangers étaient soumises à une autorisation préalable du ministre de l’Intérieur. Soucieux de se mettre en règle avec la législation, le Grand Maître Marcel VIVREL s’attacha alors, dès le mois de juin, à ce que les déclarations nécessaires soient effectuées auprès de la préfecture de Police et des préfectures des départements pour les Ateliers situés en province.
A Maisons-Laffitte, le secrétaire de la Loge « Alexandra » n°23 remit ainsi au Préfet de la Seine-et-Oise, le 1er juillet 1939, la Déclaration sur papier timbré exigée avant de donner, le 11 août suivant, la liste de ses trente trois membres au Commissariat de la ville.

Suite à la déclaration de guerre, intervenue le 3 septembre 1939, le Souverain Grand Comité, adoptant les recommandations prises le 9 septembre par la Grande Loge Unie d’Angleterre (G.L.U.A.), décida, le 20 septembre, de suspendre les réunions. Prenant ensuite en considération la circulaire du Grand Secrétaire Sidney A. WHITE, en date du 30 septembre, levant cette interdiction pour les Ateliers sous juridiction anglaise, le Grand Maître VIVREL autorisa les Loges, le 14 octobre, à reprendre leurs travaux en se conformant toutefois à des règles strictes.

En application de ces instructions, le secrétaire et Passé Maître (1937-1938) de « Confiance 1925 », Pierre-Alexandre MAURION, récemment élevé à la dignité de Passé Grand Expert Provincial de Neustrie (18 mars 1939), adressa donc, le 6 novembre 1939, une circulaire à son Atelier pour l’informer de la reprise des Tenues.
« J’ai le plaisir de vous annoncer qu’avec l’autorisation des Présidents VIVREL & HEWSON, notre groupe N° 27 a décidé de reprendre ses réunions régulières, pendant la durée des hostilités.
En raison des difficultés créées par l’état de guerre et en l’absence de nombreux amis mobilisés, ces réunions n’auront lieu provisoirement que tous les deux mois, elles alterneront avec celles de Confiance N° 25 de Neuilly.
Vous recevrez donc tous les mois une feuille dactylographiée vous donnant des nouvelles de notre activité et de ceux qui sont aux Armées.
Afin de bien marquer le caractère de notre Association, cette feuille portera comme en- tête « Société Franco- Britannique » groupe Persévérance 27, rue de Rochechouart 42 et vous sera adressée, dans les mêmes termes de cette lettre amicale, car nous tenons, en effet, essentiellement à affirmer que notre but pendant la guerre sera de cimenter, dans la modeste mesure de nos moyens, la fraternité d’Armes entre la France et la Grande- Bretagne.
Une des principales raisons qui ont autorisé le Grand Comité à autoriser la continuation de nos Travaux pendant la guerre, en nous conformant aux règles établies par l’Association d’Angleterre pour la période des hostilités, c’est que nous aurons ainsi l’occasion d’accueillir nos Amis Britanniques venus combattre sur le Continent ».

La G.L.N.I.R. continua donc ses travaux durant toute la « drôle de guerre ». Une Tenue Solennelle et Obligatoire de la Grande Loge, où fut présenté le compte rendu administratif et financier de l’exercice 1938-1939, se tint ainsi le 24 février 1940 en présence de 47 Frères dont 6 visiteurs.
Le 2 avril, la « Derby Lodge » n°16, sous la houlette de son Vénérable, le Lieutenant-colonel T. CROWTHER, réunissait encore un nombre suffisant de membres pour recevoir un profane, David Lawrence JONES.
Un projet de création, par la G.L.U.A., de Loges d’Instruction, à l’attention des Maçons mobilisés dans le corps expéditionnaire britannique et auquel les Ateliers de la G.L.N.I.R. situés dans les Flandres et en Normandie apporteraient leur soutien, fut même envisagé en mars 1940.

Après la défaite de juin 1940, l’occupation de la majorité du territoire par l’armée allemande et l’instauration du régime répressif de Vichy, furent promulguées les premières mesures contre la Franc-Maçonnerie rendue responsable, avec les partis de Gauche et les syndicats, du désastre moral du pays. Un premier décret, le 19 août 1940, concerna d’abord les Obédiences politiques : Grand Orient et Grande Loge de France. Il fut complété, l’année suivante, par celui du 27 février 1941 interdisant également la Grande Loge Nationale Indépendante, la Fédération Française du Droit Humain et la Société Théosophique de France.

Les Archives du siège central du 42 rue de Rochechouart furent saisies dès l’été 1940 par les services nazis. Amenées à Berlin en même temps que celles des autres Obédiences, elles furent transférées, en 1943, en Silésie. Récupérées par l’Armée Rouge en 1945, elles rejoignirent alors le dépôt des Archives Spéciales d’Etat à Moscou et furent seulement restituées à la Grand Loge Nationale Française en janvier 2004.
En octobre 1942, à la requête de l’Administration des Domaines de la Seine (séquestre liquidateur de la G.L.N.I.R.), il fut, par contre, procédé à la suppression des emblèmes maçonniques décorant la porte d’entrée de l’immeuble.

En application d’une Ordonnance du 16 avril 1942, la Direction de l’Enregistrement et des Domaines de Seine-et-Oise, plaça ainsi sous séquestre « les biens appartenant à la loge maçonnique Alexandra 3 bis rue de Poissy ». Elle procéda ensuite, selon les termes de l’Ordonnance du 3 avril 1944, à « la clôture des opérations de liquidation de la dite société secrète ».

Les Maçons britanniques, qui, suivant l’exemple du Grand Secrétaire William James COOMBES, n’étaient pas rentrés en Angleterre, furent internés ou assignés à résidence.
Confiné au 96 rue Erlanger (16ème) et soumis à un contrôle rigoureux par la préfecture de Police, le Grand Maître Provincial de Neustrie Walter Herbert HEWSON, très éprouvé, devait disparaître au lendemain de la Libération.
Au Havre, le négociant en bois tropicaux Arthur John SHIRT (1878-1947), ancien Vénérable Maître (1929-1930) de la « Haven Lodge » n°17 dont il était membre fondateur après avoir été affilié au « Hâvre de Grace Lodge » n°4 en 1919, fut fait prisonnier lors de l’avancée des troupes allemandes en juin. En raison de son âge, il ne fut pas envoyé en Allemagne. Interné d’abord au camp de Besançon, il fut libéré, en 1942, et fut assigné à résidence sous étroite surveillance rue Legendre à Paris (17ème) jusqu’en septembre 1944.

Les Maçons français, pour leur part, firent l’objet de tracasseries et de persécutions.
Convoqué par le Service des Associations Dissoutes, Pierre-Alexandre MAURION dut justifier, le 23 juillet 1943, son activité maçonnique passée.
« Je suis entré à la Grande Loge Nationale en 1936 où j’ai été affecté à la Loge Persévérance N° 27 entièrement composée d’éléments français et aryens.
Après avoir passé successivement les trois grades de cette Obédience, j’ai été nommé Expert puis Vénérable en 1938 pour une année.
Pendant la Guerre en l’absence du Vénérable mobilisé, j’ai été renommé à ce poste que j’ai tenu jusqu’à ma mobilisation en Février 1940.
Etant absent de Paris, je n’ai assisté que très irrégulièrement aux Tenues et n’ai pas été présent lors de la dissolution de la Loge.
Notre activité en Loge se bornait à des questions rituéliques à l’exclusion de toutes questions politiques ou autres ».

Le Député Grand Maître Pierre GALICHET (1884-1942), qui avait été initié à Jersey au début des années 1910 et avait participé activement au développement de la G.L.N.I.R. depuis la consécration de « St George’s Lodge » n°3, connut, pour sa part, un dessin tragique. En raison de son appartenance maçonnique, il fut révoqué, le 1er février 1942, de ses fonctions de sous-chef de bureau à l’administration centrale du ministère du Commerce. .Célibataire, sans famille et privé de ressources, il devait mettre fin à ses jours quelques semaines plus tard.
Dans le Bulletin de mai 1947 de la Société J.K. Huysmans, dont Pierre GALICHET était le dévoué secrétaire général depuis sa création en 1926, son condisciple Gabriel-Marcel LANGÉ lui rendit un hommage émouvant tout en exprimant ses regrets de ne pas avoir décelé son geste irréparable.
« Pierre Galichet était un grand sensible. Son existence était sur ce point parlante. Elle décelait une hésitation devant l’humain. Ceux-là, il faudrait les entourer, les préserver à temps des vertiges, mais la vie quotidienne nous prend les uns et les autres. Nous nous rencontrions à la fin de nos travaux de bureaucrates ……. et nous allions nous asseoir … au Bar Britannia de la rue d’Amsterdam. C’est dans ce café qu’il me montra les épreuves des derniers ‘Cahiers’…… Nous étions revenus en parlant de nos chères passions…….C’était un soir de novembre 1941, dans ce Paris noir et désolé, au coin de la rue de Sèvres et du boulevard des Invalides. Son ombre est restée là. Nous ne devions plus nous revoir. Je ne sais quelle intuition, l’appréhension d’un malheur. Là, un soir de 1941, dans ce froid et mélancolique novembre, rien ne le retenait plus sur la terre, pas même les richesses de ses rayons ».

Certains Frères n’hésitèrent pas à rejoindre la Résistance. Le futur Grand Maître Auguste-Louis DEROSIÈRE fut ainsi emprisonné en 1942 et échappa de peu au peloton d’exécution pour avoir fourni aux Anglais des informations de grande importance.

Une poignée de membres, toutefois, se perdit dans les méandres de la Collaboration. A Rouen, le Frère d’origine suisse Henry-Lucien WIDMER, affilié à « L’Amitié Normande » n°31 depuis le 13 mai 1937, fut condamné par la Cour de Justice, le 28 février 1945, à cinq années d’indignité nationale puis radié à l’unanimité par son Atelier en juin 1947.

Le parcours maçonnique chaotique de Nicolas CHOUMITZKY illustre parfaitement les contradictions de cette époque tourmentée et incertaine.
Arrivé en France en 1919, comme délégué de la République Ukrainienne à la Conférence de la Paix, il avait alors rejoint « Le Centre des Amis » n°1 dont il fut élu Vénérable en 1939.
Après la confiscation de son importante bibliothèque maçonnique par la police française (26 et 28 avril 1941), il écrivit, le 7 mai, au Chef du Service Spécial des Associations dissoutes pour approuver « son action contre le Grand Orient et la Grande Loge de France, plutôt sectes politiques, qui travaillaient seulement sous la couverture des formes maçonniques défigurées » tout en s’étonnant que « les persécutions soient dirigées également contre nous, qui n’ont jamais fait de la politique ».
Sa lettre étant demeurée sa réponse, il réitéra sa requête, le 22 mars 1942, en sa qualité d’ancien Ministre et de Président de l’Union des Émigrés Ukrainiens en France, auprès du Lieutenant STUBER, responsable des services de renseignements de la Gestapo à Paris, en s’indignant d’avoir été « traité comme un citoyen d’une puissance ennemie du Grand Reich, chose étonnante en ce moment où l’Allemagne est en train de libérer l’Ukraine et quand le Ministre Rosenberg appelle tous les Ukrainiens à collaborer avec le Grand Reich Allemand ».
Cette conduite, révélée en 1948, valut à Nicolas CHOUMITZKY d’être radié de l’Obédience par l’Assemblée Générale du 29 octobre 1949. Il devait toutefois être réhabilité en 1968 à l’initiative de Jean BAYLOT convaincu qu’il avait été « entièrement lavé de ces accusations » et recevoir, l’année suivante, la distinction de Passé Grand Porte Étendard.

En janvier 1945, les vétérans de « Persévérance » n°27 réussirent à organiser une première Tenue sur le plateau des studios de la place de Clichy, 15 rue Forest (18ème), avant de bénéficier d’un local, 7 cité d’Antin (9ème), mis généreusement à leur disposition par le Président de la Fédération française de Rugby.
Dès le départ des troupes allemandes, A.L. DEROSIÈRE et le futur Grand Secrétaitre Provincial de Neustrie Jean WEISS s’étaient également précipités au siège du Service des sociétés secrètes, 4 square Rapp (7ème), où ils récupérèrent les dossiers confisqués par cette officine de Vichy.

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