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CRITICA MASONICA

CRITICA MASONICA

Etude Critique et Académique du fait maçonnique, reflets de la revue. Envisage la Franc-Maçonnerie comme un univers culturel dont l’étude nécessite d’employer les outils des sciences humaines, de procéder à une nette séparation du réel et du légendaire et de procéder à la prise en compte de ce légendaire comme un fait social et historique.


« Les Larmes sous la pluie » et « Le Poids du cœur » de Rosa Montero, traduit par Myriam Chirousse

Publié par Rédac' sur 11 Juin 2016, 17:13pm

Catégories : #livres

« Les Larmes sous la pluie » et « Le Poids du cœur » de Rosa Montero, traduit par Myriam Chirousse

Georges Bormand

Rosa Montero a expliqué, dans une interview à Télérama (12 février 2016), que « la science-fiction est un outil extrêmement puissant pour parler de la condition humaine ». Ces deux romans (éditions Métailié) en apportent une nouvelle preuve.

Nous sommes en 2109. Après toutes les vicissitudes, les guerres et les catastrophes du XXIe siècle, l'humanité survit tant bien que mal dans un monde en partie dévasté par la pollution et le réchauffement climatique, et sur deux satellites artificiels géants, tous deux sur des orbites géostationnaires et accessibles par « ascenseur spatial », occupés par des sociétés totalitaires.

Le début de l'exploration de l'espace lointain a permis d'entrer en contact avec d'autres espèces sentientes et ce contact a, enfin, permis l'unification de la planète, à laquelle ne se sont pas associées les sociétés satellitaires. Sur Terre, aux humains s'ajoutent les « techno-humains » ou répliquants (pour faciliter l'écriture, j'emploierai le terme aujourd'hui désuet d’androïdes pour les désigner) qui, après une guerre, ont obtenu la quasi-égalité avec les humains « naturels ». Mais il reste une différence majeure, ils ne vivent que dix ans après la fabrication parce qu'un cancer foudroyant se déclenche à leur dixième anniversaire. L'héroïne de ces romans, qu'il vaut mieux lire dans l'ordre, car les informations d'une part, l'évolution de l'héroïne d'autre part, sont plus cohérentes ainsi, est une androïde, Bruna Husky, âgée déjà de plus de cinq ans et obsédée par le décompte à rebours du temps qui lui reste. Avant que l'histoire ne commence, elle a effectué ses deux ans de service obligatoire comme soldat, puis s'est établie comme détective. Elle a aussi vécu une histoire d'amour avec un autre androïde, qu'elle a vu mourir quand il a atteint l'âge limite. Elle a, au début des romans, peu d'amis. Mais elle va se trouver projetée dans une affaire particulièrement grave, qui menace la structure de la société terrienne et, en particulier, l'acceptation par les humains de la cohabitation avec les androïdes, puis une autre.

Les deux romans mêlent donc deux thrillers remarquablement construits et une réflexion sur tous les problèmes psychologiques et moraux de Bruna face à ses rencontres, humains, androïdes et même extra-terrestres, et à ses mésaventures entraînées par ses enquêtes. Je ne saurais trop les recommander. Entamée dans le premier, la description de ce futur pas tout à fait dystopique, qui aurait, au moins, le mérite d'exister et de comporter un espoir, est assez largement complétée dans le second, malgré une petite incohérence dans le scénario : alors qu'elle va pour la deuxième fois visiter le satellite Labari, un guide lui en explique par le menu l'histoire et les mœurs. Que le lecteur ait besoin de cette explication ne fait pas de doute ; mais Bruna devrait déjà tout savoir, même si elle a été rapidement expulsée lors de sa première visite...

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Arsène 25/06/2016 23:04

Je voulais dire que sur ce blog on ne parle pas uniquement de maçonnerie.
Pas le moindre agacement...

Arsène 25/06/2016 08:10

Aucun, sauf que les maçons ont le droit et même le devoir de sortir de leur bocal

lazare-lag 25/06/2016 13:34

Je ne comprends pas bien cette remarque faite, ici, sur le droit et le devoir du franc-maçon.
Elle me parait, en tout cas à l'écrit elle peut être ressentie ainsi, être empreinte d'agacement, peut-être plus. J'espère me tromper.
Si nous sommes en train de nous exprimer sur le présent site, dans le "bocal" de Critica Masonica", n'est-ce pas parce que nous savons l'un comme l'autre avoir de la curiosité? Que nous savons sortir un peu des sentiers battus? Du "bocal" franc-maçon, s'il existe, encore faut-il définir ce qu'est le dit "bocal".
D'autant que l'essentiel de mon commentaire était dans mon premier message. Et l'appréciation - positive - que j'avais sur le seul livre que je connaisse de Rosa Montero est une façon de donner de l'écho au présent article sur elle, et sur des livres d'elle que je ne critique pas, ne les ayant pas lu..
Mon deuxième message était donc à comprendre ainsi: comme de la curiosité à savoir quel lien pouvait avoir Rosa Montero avec la Franc-Maçonnerie.
Pourquoi, sur un site maçonnique, sur ce site maçonnique, une telle question serait incongrue?

lazare-lag 17/06/2016 22:52

Oublié de demander pourquoi vous parlez de Rosa Montero.
Un lien avec la Franc-Maçonnerie?
C'est une Soeur?

lazare-lag 17/06/2016 22:34

Une amie m'a fait découvrir Rosa Montero avec "L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir".
Ce livre là n'est pas de la science-fiction, c'est autre chose.
C'est à la fois une sorte de biographie de Marie Curie, de son mari Pierre Curie, de son amant et collègue Paul Langevin, mais aussi une réflexion sur le deuil, la fin de vie, la perte d'un proche.
Car Rosa Montero a elle-même perdu son propre compagnon.
C'est un livre fort, dense. Et étrangement à la fois pathétique et plein d'espoir et de vie.
Je ne sais pas comment écrit Rosa dans les deux livres cités, mais celui dont je vous parle est un livre fort, qui mérite l'attention.

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