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Blog d'étude critique et académique du fait maçonnique, complémentaire de la revue du même nom. Envisage la Franc-Maçonnerie comme un univers culturel dont l’étude nécessite d’employer les outils des sciences humaines, de procéder à une nette séparation du réel et du légendaire et de procéder à la prise en compte de ce légendaire comme un fait social et historique.

Sur « Antimaçonnisme, Francs-maçons et Résistance dans le Midi toulousain » de Patrice Castel, Pierre Coll, Pierre Léoutre et Lucien Sabah

Sur « Antimaçonnisme, Francs-maçons et Résistance dans le Midi toulousain » de Patrice Castel, Pierre Coll, Pierre Léoutre et Lucien Sabah

De l'intérêt des marchés aux puces...

Un livre, paru en 2009, est l’occasion de s’intéresser à l’histoire maçonnique de la région toulousaine et vient ainsi utilement s’ajouter à d’autres monographies régionales. Il s’agit de l’ouvrage que Patrice Castel, Pierre Coll, Pierre Léoutre et Lucien Sabah ont publié chez Mémoire Résiste, avec l’aide d’autres frères qui n’ont pas voulu se dévoiler : Antimaçonnisme, Francs-maçons et Résistance dans le Midi toulousain. De la persécution à la reconstitution des loges (1940-1945). On y trouve successivement le détail de ce que firent subir à la maçonnerie toulousaine le régime de Vichy et les occupants nazis, une galerie de maçons engagés dans la Résistance et l’analyse du processus de reconstruction du temple détruit, après la Libération.

De nombreux documents originaux sont présentés, qui concernent des loges du Grand orient et de la Grande loge. On apprend que les maçons ayant milité dans la Résistance en région toulousaine provenaient pour beaucoup de loges éloignées. Quant au délire des anti-maçons, il conduisait à majorer assez considérablement leur nombre, jusqu’à 70 000, alors qu’il n’y avait, avant-guerre, que 45 000 adhérents (29 000 au Grand orient, 16 000 à la Grande loge, 3 000 au Droit humain et 1 500 à la Grande loge nationale indépendante et régulière).

Entre autres intérêts, l’ouvrage n’oublie pas les quelques faux-frères qui se vautrèrent dans une collaboration plus ou moins active et dont les auteurs ne donnent, par charité, pas forcément chrétienne, que l’initiale de leur patronyme. Il rappelle qu’il fallut faire appel à la mémoire des anciens pour reconstruire un bout d’histoire après la disparition d'archives qui furent tellement convoitées par les complotistes nazis et collaborateurs… D’où l’intérêt de ces travaux de compilation de tout ce qui a pu être sauvegardé et ensuite mis en perspective.

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