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CRITICA MASONICA

CRITICA MASONICA

Etude Critique et Académique du fait maçonnique, reflets de la revue. Envisage la Franc-Maçonnerie comme un univers culturel dont l’étude nécessite d’employer les outils des sciences humaines, de procéder à une nette séparation du réel et du légendaire et de procéder à la prise en compte de ce légendaire comme un fait social et historique.


Sur « L’Europe sous l’acacia », tome 3, d’Yves Hivert-Messeca

Publié par Rédac' sur 8 Juillet 2016, 23:30pm

Catégories : #livres

Sur « L’Europe sous l’acacia », tome 3, d’Yves Hivert-Messeca

Le troisième volume de la tétralogie d’Yves Hivert-Messeca, L’Europe sous l’acacia, vient d’être publié chez Dervy. Un premier tome consacré au XVIIIe siècle était paru en 2012 et un deuxième, traitant du long XIXe, était sorti des presses en 2014. Yves Hivert-Messeca s’attaque aujourd’hui à un XXe siècle qu’il définit comme « le temps du martyre » de la franc-maçonnerie, de la révolution d’Octobre à la chute du Mur de Berlin. Pays par pays, il résume ce que fut la situation des obédiences et de leurs membres, en donnant une infinité d’exemples.

Si les premières années, jusqu’à la Grande guerre furent celles d’un développement assez général de la franc-maçonnerie, les dictatures fascistes et staliniennes ne mirent pas longtemps à s’installer, régimes pour lesquels l’antimaçonnisme souvent couplé avec l’antisémitisme, fut une composante de leur haine de la démocratie. Sur les différentes formes de l’antimaçonnisme, Yves Hivert-Messeca insiste longuement. L’auteur donne également nombre de renseignements sur la difficile reconstitution qui s’effectua en deux temps, après 1945 pour le monde occidental et après la chute de l’Union soviétique pour l’Europe centrale et orientale. Dans nombre de pays, dont l’Espagne et l’Allemagne, la maçonnerie n’est aujourd’hui que l’ombre de ce qu’elle fut.

Il s’agit là d’une synthèse historique très rigoureuse de documents et publications de plus en plus nombreux, qui aura demandé des années de travail. Cette somme, agréable à lire, pourra servir de point d’appui à des analyses des rapports de force intra et internationaux qui s’annoncent malaisées si l’on prend en compte la balkanisation de la franc-maçonnerie dont l’auteur rend compte à la fin de son livre.

On notera l’emploi du terme « latomophobie » comme synonyme d’antimaçonnisme (à chacun ses coquetteries) et on attendra le quatrième et dernier tome qui devrait élargir cette affaire masculine à une mixité sur laquelle l’auteur a jadis travaillé et permettre de mieux repérer quelques lignes de force dans le grand éclatement de la maçonnerie d’aujourd’hui.

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