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CRITICA MASONICA

CRITICA MASONICA

Etude Critique et Académique du fait maçonnique, reflets de la revue. Envisage la Franc-Maçonnerie comme un univers culturel dont l’étude nécessite d’employer les outils des sciences humaines, de procéder à une nette séparation du réel et du légendaire et de procéder à la prise en compte de ce légendaire comme un fait social et historique.


À propos de la revue « Réseaux », n°201, « Féminisme en ligne »

Publié par Rédac' sur 9 Mai 2017, 18:49pm

Catégories : #livres

Rédac'

Pour son numéro 201, la revue Réseaux,  sous-titrée « Communication, technologie, société » (La Découverte) propose un dossier intitulé « féminisme en ligne ».

« Défini, au sens large, comme une mobilisation pour l’égalité entre les femmes et les hommes et une promotion des droits des femmes, le féminisme recouvre, aux différentes époques, une multitude de formes d’engagements et de combats. De l’engagement individuel aux mobilisations collectives, le terme de féminisme désigne des ensembles de mobilisations contre les oppressions dont les femmes sont victimes. C’est le phénomène de la présence du féminisme sur les réseaux sociaux et dans l’espace du web » qu’explore ce numéro de Réseaux.

« Le web apparaît comme une caisse de résonance complémentaire, mais tout à fait connectée à l’ensemble du paysage médiatique, et située au cœur de l’espace public. Le fait de travailler sur des ‘mobilisations en ligne’ revient à envisager des formes diverses de médiations des actions : c’est l’ensemble des productions mises à disposition sur le web, mais aussi les mécanismes d’échanges des réseaux sociaux qui peuvent être analysés. La diversité des productions en ligne permet de travailler sur l’articulation, la concurrence et l’opposition entre textes, images et sons » affirme Claire Blandin dans sa présentation. La sociologue se demande si le web a construit de nouvelles pratiques militantes dans l’histoire du féminisme. Plusieurs articles déclinent ensuite cette thématique passionnante.

C’est d’abord la notion de vague qui est interrogée pour saisir les usages militants et générationnels du féminisme numérique. Dans un beau travail de terrain, Josiane Jouët, Katharina Niemeyer et Bibia Pavard ont étudié les usages d’internet dans sept collectifs militants. En croisant l’histoire, la sociologie et la sémiologie, les auteures analysent les productions en ligne et me discours des actrices qu'elles ont ont interrogées. Elles montrent comment les différentes générations se sont emparées de ces outils, en définissant des rythmes et des rites d’appropriation. Leur recherche met en évidence l’existence d’un web féministe aussi vivace que fragmenté. Elle pointe également la virulence, en retour, de ce qu’elles appellent un cyber-sexisme.

Emmanuelle Bruneel et Tauana Olivia Gomes Silva s’attaquent ensuite aux paroles de femmes noires entre leurs circulations médiatiques et leurs enjeux politiques. Elles se basent essentiellement sur l’analyse de discours prononcés entre 1910 et 2016, se référant particulièrement pour la période récente au groupe afro-féministe Mwasi.

À la suite, Emmanuelle Breda réfléchit sur la critique féministe profane en ligne sur les films et les  séries  télévisées. Pour l’auteure, l’étude de cette pratiquede lutte sociopolitique permet de mettre à jour la manière dont les fictions perpétuent les rapports de genre.

Sous le titre « trouble dans le féminisme » Christine Guionnet s’intéresse à l’existence sur la toile d’une zone grise entre féminisme et antiféminisme ordinaires. C’est par l’analyse de fils de discussion qu’elle définit un territoire intermédiaire qui brouille les frontières

Comme il est de tradition dans cette revue, deux articles sont proposés en Varia. Le premier est consacré à la fracture numérique au Cameroun. Novice Patrick Bakeke, Ariel Fambeu, Georges Bertrand et Tamokme Platie, regardent à travers l’analyse de deux études menées sur le sujet si elle a reculé entre 2008 et 2013, concluant que c’est en fait l’inverse qui s’est produit.

Quant à Michaël Meyer et Samuel Tanner, ils analysent l’évolution du travail policier à l’ère de la télésurveillance, à travers une étude ethnographique qu'ils ont effectuée dans une unité de police urbaine nord-américaine. Ils démontrent que se jouent parallèlement plusieurs aspects: l'information du public, la mise en débat des actions policières et l'autopromotion de la police.

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