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Blog d'étude critique et académique du fait maçonnique, complémentaire de la revue du même nom. Envisage la Franc-Maçonnerie comme un univers culturel dont l’étude nécessite d’employer les outils des sciences humaines, de procéder à une nette séparation du réel et du légendaire et de procéder à la prise en compte de ce légendaire comme un fait social et historique.

« Critica Masonica », n°10/ Les premières lignes/ Les opéras de Rameau et la question du « merveilleux maçonnique » par Catherine Kintzler

Même si le blason que Jean-Philippe Rameau (1683-1764) se choisit lorsqu'il fut anobli fait penser à un emblème maçonnique (une colombe tenant un rameau d'or), son appartenance à la franc-maçonnerie n'est pas attestée. En revanche la présence maçonnique est fréquente et pour ne pas dire évidente dans nombre de ses opéras.

Il faut ajouter que, en France dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, beaucoup de musiciens professionnels et officiels furent francs-maçons. Ce fut le cas, par exemple, de Clérambault, Francœur, Dalayrac, Philidor, Spontini, Nicola Piccini, lequel dirigea la musique au cours de la cérémonie funèbre à la mémoire de Voltaire aux Neuf Sœurs le 28 novembre 1778, Cherubini, Méhul. En outre le poète (librettiste) préféré de Rameau fut Louis de Cahusac, secrétaire du comte de Clermont dont on connaît la carrière maçonnique. Donc même si Rameau n'était pas initié, et même si sa chronologie personnelle le situe tout à fait au début de la période de développement de la franc-maçonnerie en France, il baignait dans cette ambiance, tout particulièrement par sa fréquentation de la Société du Caveau...

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