Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Blog d'étude critique et académique du fait maçonnique, complémentaire de la revue du même nom. Envisage la Franc-Maçonnerie comme un univers culturel dont l’étude nécessite d’employer les outils des sciences humaines, de procéder à une nette séparation du réel et du légendaire et de procéder à la prise en compte de ce légendaire comme un fait social et historique.

Le recensement, l’immigration etc.

Jean-Pierre Bacot

 

Les médias de toutes sortes et de tous bords ont transmis récemment nombre de synthèses des données qui résultent du recensement de 2015, comparées à celle du précédent, datant de 2012 : https://www.insee.fr/fr/statistiques/1908103.

 

L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) estime qu’au premier janvier 2016, la France comptait 66,6 millions d’habitants, dont 64,5 en métropole et 2,1 pour les départements et territoires d’Outre-mer. L’augmentation annuelle est faible : 247 000 personnes. Le solde naturel, soit les naissances moins les décès, est de 200 000. Donc le solde migratoire, à savoir la différence entre ceux qui sont arrivés (hors naissance) et ceux qui sont partis (hors décès) est de 47 000 personnes par année.

 

Le nombre des naissances, estimées à 800 000, toujours par an, l’extrême précision viendra sans doute plus tard, est une donnée que bien des pays européens nous envient. Ce nombre est cependant le plus faible qui ait été enregistré depuis 1976, l’INSEE nous rappelant que l’on se trouvait alors juste après la fin du fameux baby-boom. Mais, parallèlement, le nombre de décès, 600 000 n’a jamais été aussi fort depuis l’après-guerre. La France est certes passée devant la Grande-Bretagne et ses 64,8 millions d’habitants et est encore loin de l’Allemagne qui en est à 81,2 mais sa population pourrait bientôt baisser. Pour ce qui est de l’espérance de vie, c’est déjà chose faite : 85 ans pour les femmes (- 0,4) et 78,9 ans pour les hommes (- 0, 3). Sur ce sujet, l'idée fort répandue d'une population française vivant de plus en plus longtemps est hélas démenti par les faits. S'agit-il d'une exception, du début d'un plafonnement ou d'une véritable baisse, attendons confirmation de ce qui pourrait être, dans l'hypothèse pessimiste, un événement considérable.

 

Par voie de conséquence, dans la mesure où le nombre de naissances marque une tendance à la baisse et celui des décès une hausse, on peut raisonnablement estimer que dans un avenir proche - ce que le prochain recensement qui aura lieu cette année, en 2018,  devrait corroborer- la population française aura légèrement baissé, le solde naturel devenant négatif.

 

Pour en revenir au solde migratoire de 47 000 personnes, il synthétise les arrivées d’étrangers, les départs de Français (pour une période longue, les touristes n’étant pas concernés), mais aussi les Français qui reviennent et les étrangers qui repartent. Si un humain est un humain, il est très utile de pouvoir ainsi égaliser celui ou celle qui arrive en France chassé par une guerre et/ou la misère et celui ou celle qui s’en va, attiré par un salaire, une relation amoureuse ou une tentation postcoloniale.

 

Pour ce qui est des données concernant les étrangers, elles datent de 2014, mais devraient être elles-aussi bientôt actualisées : www.insee.fr/fr/statistiques/1906669?sommaire=1906743. Cette année-là, le flux annuel des acquisitions de la nationalité française avait progressé légèrement par rapport à 2013 pour s'établir à 105 613. Entre 2006 et 2014, ce sont 1,6 millions d’immigrés qui sont arrivés en France, 500 000 sont repartis et 400 000 sont décédés sur notre territoire. La part de la population totale immigrée est passée de 2006 à 2014 de 8,1 à 8,9%. Si l’on transpose à des données annuelles, cela donne à peu près 200 000 arrivées d’étrangers par an, 85 000 départs et 50 000 décès. Quant à la classification  professionnelle de ces arrivants, sur un peu plus de 1,7 millions présents sur le territoire national en 2014 - soit moins de 5% de la population totale, on sait que  601 000 étaient des ouvriers, 532 000 des employés, 226 000 des membres de professions intermédiaires, 191 000 relevaient d'un statut de cadre ou  exerçaient précédemment une profession intellectuelle supérieure 129 000 étaient artisans, commerçants et chefs d’entreprise et 48 000 chômeurs.

 

On vient d'apprendre également ( le Figaro.fr du 10 février), que l'Italie avait perdu l'année dernière 100.000 habitants, malgré l'immigration ceci étant dû essentiellement à une nouvelle chute de la natalité qui touche désormais également le mezzogiorno. 


On pourra tourner ces données dans tous les sens : la France, comme l'Italie et d'autres pays européens n’e sont pas envahis, ils ont probablement  fini de vieillir indéfiniment, et ont besoin, pour reprendre les expressions traditionnelles, et d'urgence, de bras et de berceaux. Il est à peine utile d’être humaniste pour comprendre la situation. Mais il se trouve que nous le sommes et que la manière dont les gouvernements occidentaux à quelques exceptions, mais pas la nôtre, traitent la question et plus encore certains demandeurs d’asile, peut doublement nous révolter, d'abord en ne faisant pas de publicité sur les réalités démographiques, ensuite en durcissant les conditions d'accueil des malheureux. Auraient-ils peur d'un petit remplacement? Renaud Camus en livre de poche...

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
Le pédagogue :<br /> <br /> L’immigré cet ennemi<br /> <br /> L’immigration ne fait pas couler beaucoup d’encre seulement, elle fait couler aussi beaucoup de sang.<br /> En France par exemple,et ailleurs, le processus migratoire ne peut pas être compris en occultant l’histoire de la transplantation d’êtres de sociétés rurales, d’êtres colonisés, maintenus dans l’ignorance, dépossédés, sans moyens, dans des sociétés industrialisées qui par de multiples mécanismes ont imposé et imposent leur domination.<br /> Les pays d’Afrique et d’autres pays situés ailleurs, décharges du système colonialo-impérialo-sioniste, continuent d’être des réserves de matières premières et de main d’œuvre, des marchés pour tout écouler, des points stratégiques pour les militaires, des terrains d’expérimentations des armements, des lieux de pédophilie et autres « loisirs pour touristes », des dépotoirs multiples et variés.<br /> Les imposteurs, à l’œuvre depuis des lustres, ont toujours usé, en plus des multiples moyens dont ils disposent, d’une diarrhée verbale pour camoufler leurs crimes.<br /> Des mots qui alimentent et entretiennent le faux.<br /> Gonflés d’orgueil et d’arrogance, ils répandent leur diarrhée.<br /> Ils sèment les tromperies et toutes les horreurs selon l’étable de leur loi (les tables de leur loi) <br /> Ils veulent imposer leur « Histoire », avec hache majuscule, pour décapiter la Vérité.<br /> Ils font semblant de « s’offusquer » des effets de ce dont ils sont la cause.<br /> Les vexations, les hostilités, et autres sont toujours d’actualité.<br /> L’invraisemblable est soutenu.<br /> Les coups les plus inimaginables sont montés.<br /> Les manipulations les plus incroyables sont pratiquées.<br /> Les mensonges les plus éhontés sont servis.<br /> Les agressions ne se comptent plus.<br /> Les hostilités, ne s’arrêtent pas.<br /> La désinformation ne recule devant rien.<br /> Les amalgames de toutes sortes, dans tous les domaines, à tous les niveaux, sont la règle.<br /> Et les pires tromperies sont à l’oeuvre.<br /> La France, métropole colonisatrice, continue de répandre son poison dans les colonies et en métropole, où les populations originaires de ces colonies et issues du processus migratoire, doivent mener des luttes incessantes contre ce poison.<br /> La métropole débite, encore et encore, les insanités de toujours, les bassesses, les supercheries, maintient un regard de mépris et de haine sur les indigènes des colonies, alimente et entretient l’imposture.<br /> Dans les innombrables agressions, les mots accompagnent les autres moyens et s’avèrent souvent aussi dangereux, aussi terribles.<br /> Tel un virus, ils soutiennent l’infection et la décomposition.<br /> Des chro-niqueurs et des chro-niqueuses, salariés de détenteurs de médias dont ils exécutent les ordres, déversent leurs ordures, des mots salis, enlaidis, abîmés, falsifiés, contaminés, détournés, souillés, trahis, dénaturés, pourris, pour grossir le flot des maux.<br /> Il est nécessaire de rappeler, encore rappeler, toujours rappeler qu’à travers le temps et l’espace, des imposteurs à divers niveaux, ont cherché à faire passer des vessies pour des lanternes.<br /> Ils ne cessent de parler des tas de droits, (d’État de droit) et nient la violation des droits humains les plus élémentaires.<br /> Ils usent de termes trompeurs, de termes faux, de termes de la supercherie.<br /> Ils « varient » les bavardages sur « la lutte pour le bien de l’humanité », afin de camoufler leur soif d’imposer partout leur domination.<br /> Ils sont arrivés par des mots truqués à faire passer pour du « progrès », leurs crimes contre l’humanité.<br /> Le pire dans ce domaine, c’est que des individus dominés, reprennent servilement ces bavardages qu’ils utilisent pour se donner une contenance dite de « civilisés », d’« évolués », de « cultivés », de « modernes », conformément aux souhaits de leurs dominateurs.<br /> Des serpillières adorant les semelles qui les foulent.<br /> Et ces serviles, à divers niveaux, se mettent à déverser leur puanteur qui rejoint celle de leurs maîtres, pour se répandre partout.<br /> L’imposture, encore l’imposture, toujours l’imposture.<br /> En France, et ailleurs, des personnes issues du processus migratoire, et devenues françaises, n’échappent pas aux discriminations et autres (elles sont ″françaises″ comme le sont les bougnoules, les ratons, les melons, c’est à dire les arabes, les musulmans.<br /> La métropole recours sciemment à l’amalgame, à la confusion entre ʺethnieʺ, ʺcroyanceʺ et ʺdélinquanceʺ.<br /> Ainsi, pour parler d’hommes et de femmes originaires d’Afrique, la métropole use de connotations négatives pour dire les ʺarabesʺ, c’est à dire les ʺmusulmansʺ, autrement dit des ʺviolentsʺ, des ʺvoleursʺ, des ʺvioleursʺ, des ʺassassinsʺ, des ʺterroristesʺ, et autres).<br /> Après le chapelet d’injures habituelles, où les termes « sale arabe », « sale nègre » sont toujours servis avec des crachats, des coups, lors de « contrôles d’identité », ou de « gardes à vue », durant lesquels « l’immigré » est parfois tué (termes qui sont aussi pour ceux et celles qui les utilisent, des insultes contre l’Islaam, contre les musulmans).<br /> Les discours mensongers, les commentaires désobligeants, les déclarations arrogantes, les campagnes de dénigrement, les insultes continues, les vexations répétées, les sous-entendus outrageants, les élaborations humiliantes, les propagandes malfaisantes, les tromperies constantes, les combinaisons funestes, les amalgames cruels, les menaces ouvertes, les décisions discriminatoires, les attaques brutales, les entreprises de démolition et autres pratiques, font partie de la réalité, n’en déplaise aux négateurs de tout poil.<br /> Ces agressions ne datent pas d’aujourd’hui.<br /> La résistance non plus.
Répondre
S
Bien envoyé à ceux qui nous serinent avec l'envahissement !<br /> On a besoin de telles analyses pour argumenter conter ceux<br /> qui nous disent volontiers qu'on ne veut rien voir alors que c'est eux les aveugles
Répondre