Blog d'étude critique et académique du fait maçonnique, complémentaire de la revue du même nom. Envisage la Franc-Maçonnerie comme un univers culturel dont l’étude nécessite d’employer les outils des sciences humaines, de procéder à une nette séparation du réel et du légendaire et de procéder à la prise en compte de ce légendaire comme un fait social et historique.
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Les bouquinistes parisiens sont présents sous une forme ou une autre depuis le XVIème siècle dans la capitale. Ils sont aujourd’hui environ 230, installés sur la rive droite, du pont Marie au quai du Louvre et, sur la rive gauche, du quai de Tournelle au quai Voltaire. Et puis en juillet 2023, la nouvelle tombe : les boîtes vertes devront être enlevées pour la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. Mais la mesure est finalement abandonnée en février 2024.
Entre temps, l’Association Papiers nickelés a mobilisé des dessinateurs pour soutenir graphiquement les bouquinistes et sauver cette « île au trésor » sur les quais de seine. Même si les boîtes ne seront pas enlevées, il est possible de retrouver les dessins réalisés dans un hors série au n°81 de la revue Papiers nickelés (juin 2024)
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Numa Roda-Gil
Le terme bouquiniste était apparu dans le Dictionnaire de l’Académie française en 1762. En 1859, la Ville de Paris mettait en place des concessions avec des points fixes. Les dimensions de boîtes ont été fixées en 1930 avec la couleur « vert wagon » comme le métro, les fontaines Wallace et les colonnes Morris. Enfin, en 2019, les bouquinistes ont été inscrits à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France.
L’« Introduction » du hors série est de Jérôme Callais, président de l’Association culturelle des bouquinistes de Paris ; la « Préface. Une île au trésor dont tout le monde a le plan » est d’Yves Frémion, rédacteur en chef de Papiers nickelés, la revue de l’image populaire et une « Postface » de Jérôme Trollet livre un « bref historique ».