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Blog d'étude critique et académique du fait maçonnique, complémentaire de la revue du même nom. Envisage la Franc-Maçonnerie comme un univers culturel dont l’étude nécessite d’employer les outils des sciences humaines, de procéder à une nette séparation du réel et du légendaire et de procéder à la prise en compte de ce légendaire comme un fait social et historique.

« Une histoire de l’environnement en France », collectif

Jean-Pierre Bacot

Un monumental exemple de cette discipline qu’est l’histoire de l’environnement, apparue aux États-Unis dans les années 1970-80 est proposé par les éditions de la Découverte, et ce en trois volumes, vendus 23 ou 24 euros. Cette somme de réflexions passionnera celles et ceux qui souhaitent mettre en perspective historique les thématiques environnementales de plus en plus prégnantes.

Le Tome 1, «  La nature en révolution » (1780-1870), est écrit par Jean-Baptiste Fressoz, François Jarrige, Thomas Le Roux, Corinne Marache et Julien Vincent. Le volume 2, « Les natures de la République », a également mobilisé cinq chercheurs, Pierre Cornu, Anaël Marrec, Charles-François Mathis et Antonin Plarier. Il porte sur la période 1870-1940. Renaud Bécot, Christophe Bonneuil, et Gabrielle Bouleau ont écrit le tome 3, « Les natures du productivisme » (de 1940 à nos jours).

La géographie, la politique, l’histoire de l’art et celle des mentalités, le rôle des idéologies comme des guerres, toutes ces approches sont tissées. Comme l’explique fort bien Jean-Baptiste Fressoz : « Ce retour au passé permet ainsi de mieux comprendre le présent. Il oblige à voir comment nos sociétés se sont progressivement habituées à extraire, transformer, détruire, tout en développant en parallèle un attachement romantique à la nature. Ce double mouvement, fait de ponctions et d’émerveillements, traverse encore nos politiques écologiques, nos paysages et nos contradictions. De quoi dépendons-nous, collectivement ? Et comment avons-nous organisé cette dépendance au fil du temps ? ».

L’abondance de titres dans la « bibliographie indicative » proposée en fin de volumes est impressionnante, preuve que les auteurs ont travaillé leurs questions en parfaits universitaires, mais aussi que la préoccupation de la nature a déjà fait couler beaucoup d’encre. Les spécialistes comme Julien Vercel, auteur sur ce blog d’un article publié en trois parties « Peut-on encore parler de nature ? » apprécieront ce travail majuscule que l’on doit aux principaux animateurs du Réseau Universitaire de Chercheuse et Chercheurs en Histoire Environnementale (RUCHE).

Signalons, pour celles et ceux que les pavés rebuteraient, fussent-ils ciselés, l’existence en collection de poche de ces même éditions de la Découverte (11 euros), une Introduction à l'histoire environnementale de Jean-Baptiste Fressoz, Frédéric Graber, Fabien Locher et Grégory Quenet.

L’histoire de l’environnement est apparue aux États-Unis comme une nouvelle approche des discriminations. Tout le monde n’est pas confronté à la même nature, cette évidence méritait d’être documentée.

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