Blog d'étude critique et académique du fait maçonnique, complémentaire de la revue du même nom. Envisage la Franc-Maçonnerie comme un univers culturel dont l’étude nécessite d’employer les outils des sciences humaines, de procéder à une nette séparation du réel et du légendaire et de procéder à la prise en compte de ce légendaire comme un fait social et historique.
Depuis 2009, l’autrice détourne des photographies en intervenant directement dessus, avec différentes techniques à l’eau. Elle a commencé avec des clichés de ses ancêtres puis des photographies de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, de 1890 à 1950, précise-t-elle parce que « c’est cette époque qui m’intéresse ». Ses images sont rassemblées dans un bel (et effrayant) album intitulé Les Monstrueux Ancêtres (éditions Rouquemoute, 2026).
Les photographies de prédilection sur lesquelles elle s’acharne avec une ironie grinçante et un humour noir, sont pieuses, nuptiales et militaires. Ses cibles sont donc la religion, le mariage, le militarisme et le patriarcat. Elle n’oublie pas d’égratigner bien profond toutes ces poses prétentieuses et obligées du temps où la photographie imitait la solennité des portraits en peinture.
Dans « Le grand saut », elle dessine un trou juste devant de jeunes mariés à la sortie de l’église. Et dans plusieurs photographies de groupe avec toute la noce, elle ajoute les remarques des invité·e·s qui révèlent la face cachée et peu reluisante du jeune marié.
Mathilde Lemonnier fait également se croiser les époques lorsqu’elle mobilise la pop culture des super-héros, de La Guerre des étoiles ou de la science-fiction comme dans « La communion de Spock » qui nous en apprend un peu plus sur la jeunesse de ce héros aux oreilles pointues de Star Trek. Enfin, l’autrice fait toujours preuve d’un antimilitarisme vigoureux comme avec ce « Colonel S.M. » en cagoule en cuir ; ce soldat étiqueté « Chair à canon » à 17F20 ou encore, plus apaisant, ce Sergent Bécots qui « n’était pas fait pour la guerre. Son truc c’était les bisous, les baisers, les câlins, les papouilles, les smacks, les grosses galoches et les pelles ». Un peu de tendresse au milieu du fiasco, comme le chantait presque Joe Dassin.